Survol de l'année - ce que nous avons accompli cette année

On ne peut faire un survol de l’année 2020 et 2021 sans se pencher sur l’impact de la COVID-19 sur notre industrie, sur nos collectivités et sur l’ensemble du Canada. L’AFGC et ses membres ont dû prendre des décisions difficiles et trouver des moyens de faire les choses différemment – et parfois mieux. Néanmoins, les conséquences sont profondes, et l’avenir reste incertain.

Heureusement, l’AFGC s’était déjà bien positionné, ce qui lui a permis de s’adapter aux circonstances créées par cette pandémie. Grâce au leadership de son conseil d’administration et au soutien de ses membres et partenaires, l’AFGC a obtenu d’excellents résultats au cours de l’exercice 2020-2021 – tant du point de vue de ses activités de représentation que de sa situation financière. L’Association a pris des décisions prudentes et elle s’est concentrée sur l’essentiel, ce qui lui a permis de rester fidèle à sa vision, à sa mission et à ses priorités stratégiques.

 

RÉACTION INITIALE DE L’AFGC À LA CRISE

Quand le pays a connu son premier confinement, en mars 2020, l’AFGC a rapidement compris qu’il fallait agir immédiatement au nom du secteur afin d’aider les entreprises à veiller à la sécurité de leurs employés et à survivre à long terme.

Dans les premières semaines de la crise, et dans les mois qui ont suivi, l’AFGC a transmis des messages clés au gouvernement fédéral, notamment les suivants : 

  • La planification, la conception, la construction et l’exploitation d’infrastructures devraient faire partie des services essentiels partout au pays.
  • L’infrastructure en général, et le secteur du génie-conseil en particulier, est essentielle à la résilience du Canada face à la crise et à la reprise économique.
  • Notre industrie a la capacité voulue pour travailler à distance afin d’assurer la santé et la sécurité des employés et respecter les mesures de distanciation sociale mises en place par le gouvernement.
  • Pour stimuler l’économie au moyen des infrastructures, il faut tenir compte du fait que les entreprises doivent se préparer pendant 6 à 24 mois avant de pouvoir lancer des travaux.
  • Le gouvernement fédéral doit continuer à mettre en œuvre ses plans d’infrastructure et encourager les provinces et les municipalités à maintenir le cap en matière d’infrastructure.
  • Pour faciliter la reprise à long terme, au cours des deux ou trois prochaines années, il faudrait investir les fonds réservés aux dernières années des programmes d’infrastructure existants. Ceci permettrait d’échelonner les investissements de manière plus égale pendant le reste du programme.
  • Grâce à son expertise, notre industrie pourrait aider le gouvernement à mettre en œuvre son plan de reprise économique.

Notre plan de communication prévoyait l’envoi de lettres au premier ministre, au ministre de la Sécurité publique, à la ministre de l’Infrastructure et des Collectivités, ainsi qu’au ministre des Finances et à la ministre de la Petite Entreprise, de la Promotion des exportations et du Commerce international. L’AFGC s’est jointe à d’autres leaders de l’industrie canadienne de la construction pour appuyer, dans une lettre au premier ministre, la mise en place d’un programme provisoire de congés de maladie. Elle a également signé, avec l’Association canadienne de la construction et le Conseil canadien pour les partenariats public-privé, une lettre conjointe adressée au premier ministre au sujet de la relance économique. Dans cette lettre, on souligne aussi l’importance de faire avancer les projets d’infrastructure pendant et après la crise.

Pour étoffer son message, l'AFGC a consulté les dirigeants de ses firmes membres afin de comprendre les divers effets de la crise de la COVID-19 sur l’industrie canadienne du génie-conseil. Grâce à une courte enquête, des données en temps réel ont été recueillies afin d’étayer notre position stratégique au sujet de la COVID-19 et de brosser un portrait précis des effets de la crise sur notre industrie.

 

SE FAIRE ENTENDRE GRÂCE AUX COALITIONS

Pour renforcer et amplifier nos propres initiatives de sensibilisation et de représentation, et pour harmoniser les efforts de l’industrie, l’AFGC a collaboré avec plusieurs organismes et créé des coalitions ciblées. Avec la Chambre de commerce du Canada et plus de 60 autres associations professionnelles canadiennes, nous avons agi pour protéger et appuyer les entreprises, et nous avons adhéré au Réseau de résilience des entreprises canadiennesAvec certains de ses partenaires, l’AFGC a aussi joué un rôle majeur dans la création de la coalition Construire pour la reprise, visant à élaborer un plan de représentation structuré autour de trois piliers fondamentaux : les ressources pour les collectivités, les emplois pour les travailleurs et l’amélioration de la qualité de vie. Les firmes membres ont été invitées à transmettre un message de soutien à leurs députés et représentants provinciaux pour leur dire que tous les échelons de gouvernement doivent collaborer à la réalisation de nouveaux projets et à la relance de l’économie canadienne.

L’AFGC a aussi participé à la Table ronde de l'industrie de la construction convoquée par le gouvernement fédéral, qui a réuni des groupes d'intervenants de l'industrie de l'infrastructure et de la construction, ainsi que de hauts représentants du gouvernement, y compris des fonctionnaires, des élus et du personnel politique de Services publics et approvisionnement Canada (SPAC), d'Infrastructure Canada et d’Emploi et Développement social Canada (EDS). L’AFGC est heureuse de participer aux réunions mensuelles afin de faire entendre la voix du génie-conseil et de s’assurer que notre industrie fait partie des acteurs de la reprise économique du Canada.

 

FAÇONNER DES POLITIQUES POUR UNE ÉCONOMIE PLUS VIGOUREUSE

Dans le cadre de ses efforts directs en vue d’influencer les politiques publiques, l’AFGC a invité Andy Fillmore, député et secrétaire parlementaire de la ministre de l'Infrastructure et des Collectivités, à une assemblée publique virtuelle exclusive avec le conseil d'administration de l'AFGC et les PDG de plusieurs firmes membres. Nous avons eu l’occasion d’échanger sur la manière dont le secteur du génie-conseil pourrait aider le gouvernement à traverser la crise de la COVID-19 et contribuer à la reprise économique du Canada.

À l’occasion de son assemblée générale annuelle qui a eu lieu virtuellement en octobre, l'AFGC a accueilli l'honorable Catherine McKenna, ministre de l'Infrastructure et des Collectivités. Nous avons alors eu l'occasion de renforcer la relation déjà solide que nous entretenons avec la ministre et son cabinet. Au cours de son allocution et des questions et réponses qui ont suivi, la ministre nous a fait part de la vision et des plans du gouvernement en ce qui concerne l’avenir des investissements en infrastructure.

Pour continuer à sensibiliser le gouvernement au fait qu’il est nécessaire de répartir de manière équilibrée et opportune les investissements entre les infrastructures « sociales » et les infrastructures « économiques », nous avons lancé une campagne de représentation ciblée auprès de députés libéraux modérés qui sont favorables au commerce. Nous avons été heureux de leur réaction positive et nous avons poursuivi les réunions avec des intervenants du caucus libéral pour veiller à ce que, par nos messages, nous exercions une influence sur les mesures prises par le gouvernement pour répondre à la crise économique.

L’AFGC a présenté au gouvernement fédéral une série de recommandations sur le budget fédéral de 2021 visant à stimuler la relance et la croissance économique. En particulier, le mémoire soulignait la nécessité d'investir pour favoriser la prospérité économique et une reprise stable, d'adopter des pratiques exemplaires en matière d'approvisionnement pour assurer la qualité et l'innovation, de rétablir le Guide national pour des infrastructures municipales durables, d'harmoniser les approbations fédérales et provinciales et de mettre en place un corridor national pour accueillir de multiples infrastructures.

L’AFGC a également participé à une consultation sur la SSUC. Elle a notamment soumis un mémoire proposant des modifications au programme afin d’optimiser l’emploi et de répondre aux besoins des employeurs et des employés.  

 

CRÉER DES LIENS LOCAUX SIGNIFICATIFS 

Comme la COVID-19 a forcé de nombreux parlementaires à accorder une priorité encore plus grande aux préoccupations des entreprises de leur circonscription, nous avons relancé notre Programme des partenaires parlementaires pour multiplier les activités de lobbying de la base en cette période de turbulences. Pour renforcer les efforts de représentation de l’AFGC, le Programme des partenaires parlementaires a été relancé à l’automne 2020. Ce programme vise à renforcer les liens entre les membres et leurs députés respectifs partout au Canada. Dans toutes les régions du pays, les élus peuvent ainsi se rendre compte du rôle important que jouent les membres de l’AFGC dans leurs collectivités. Ces liens nous permettent aussi d’élargir notre réseau d’activités de lobbying tout en renforçant notre capacité de représentation.

LA POSITION DE L’AFGC EN MATIÈRE DE CHANGEMENTS CLIMATIQUES 

Nos firmes membres sont des chefs de file en matière d’adaptation aux changements climatiques et d’atténuation des changements climatiques. Leur travail est essentiel au développement de collectivités plus vertes. Pendant sa réunion d’octobre 2019, le conseil d’administration de l’AFGC a formé un comité chargé de formuler la position de l'Association relativement aux changements climatiques. Cet énoncé devait souligner le rôle important que jouent nos organisations et firmes membres dans le développement d’un monde plus durable. Au cours de l’année, le comité a mis au point la Position de l’AFGC en matière de changements climatiques, adoptée par le conseil d’administration en mars 2021.

 

PERFECTIONNEMENT PROFESSIONNEL POUR APPUYER LES FIRMES MEMBRES

Pour que notre travail de représentation soit complet et pour offrir un soutien direct à nos firmes membres et à leurs employés, en mai 2020, nous avons lancé des programmes en ligne. Le premier offrait aux jeunes professionnels une série de modules d’apprentissage leur permettant d’acquérir les compétences voulues pour gérer efficacement des projets jusqu’à leur pleine rentabilité. En collaboration avec nos partenaires Feuilles d’érable, nous offrons aussi des webinaires gratuits donnant aux membres des idées, des outils et des ressources qui leur seront utiles pour traverser la crise, mais aussi après. La série Propulsez votre entreprise au-delà de la COVID-19 traite de questions comme la cybersécurité, les stratégies d’affaires et de ressources humaines adaptées à une nouvelle réalité. Les enregistrements de ces séances sont mis à la disposition des employés des firmes membres. Il suffit de cliquer ici.  

 

PROGRAMMES D’AFFAIRES POUR APPUYER LES FIRMES MEMBRES

Après avoir été retardé en raison de la COVID, le nouveau Contrat de service entre maître de l’ouvrage et professionnel (CCDC-31) a finalement été publié par le Comité canadien des documents de construction (CCDC) en décembre 2020. Le CCDC-31 est un contrat de service normalisé qui liera le maître d’ouvrage et l’ingénieur-conseil. S’inspirant à l'origine du document 31 de l'AFGC, ce contrat a été mis à jour conformément aux principes et à la terminologie du CCDC, en concordance avec le CCDC-2. Ce contrat prévoit divers types de rémunérations, y compris le montant forfaitaire, les honoraires proportionnels établis sur la valeur de l’ouvrage, les honoraires établis sur la base de taux horaires, ou une combinaison de ces modes de rémunération. Le CCDC 31 établit clairement la portée des services professionnels dans son Annexe A, qui permet aux utilisateurs de sélectionner les services précis devant être rendus par le professionnel pour le projet. Le CCDC 31 comprend également des clauses sur les rôles et responsabilités des deux parties, les exigences en matière d’assurance, le règlement des différends, et plus encore.