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 Avril 2017      

 

Le budget 2017 réitère l’engagement du gouvernement d’investir en infrastructure, mais l’AFIC veut que les projets soient lancés plus rapidement  

 

Le 22 mars, le ministre Bill Morneau a déposé son second budget, Bâtir une classe moyenne forte, qui réitère l’engagement du gouvernement d’investir en infrastructure. Toutefois, ce budget prévoit très peu de nouveaux investissements et ne fournit pas suffisamment de précisions sur les plans de dépenses de la phase 2, sur la Banque de l’infrastructure du Canada et sur d’autres programmes importants pour le secteur du génie-conseil et pour son essor. « Nous appuyons l’engagement pris par ce gouvernement d’investir dans les infrastructures, a déclaré John Gamble. Mais nous espérions que ce budget présenterait une feuille de route décrivant comment cela se concrétisera. Nous espérions que les mécanismes de mise en œuvre auraient été mis au point. »

Au cours de la dernière année, le président et chef de la direction de l’AFIC-Canada, John Gamble, a rencontré le ministre Sohi et des députés du Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités. Il a chaque fois insisté sur le fait que, pour atteindre son objectif d’enregistrer une forte croissance et pour permettre aux firmes de génie-conseil et aux municipalités de prendre des décisions opérationnelles éclairées, le gouvernement devait investir dans les infrastructures de manière prévisible et en temps voulu. Malheureusement, le budget 2017 est avare de détails quant au déploiement de la phase 2 du financement des infrastructures. Il faudra donc attendre une autre série de négociations avec les provinces – ce qui est inquiétant pour le secteur du génie-conseil qui, depuis cinq ans, enregistre une réduction de 10 % à 15 % de ses effectifs. « Grâce aux infrastructures, le gouvernement veut stimuler la croissance de l’économie, créer de la richesse et des revenus. Mais nous ne voulons pas attendre trop longtemps avant que cela ne se produise », a déclaré John Gamble lors d’une entrevue avec les médias après la présentation du budget. Quand on sait qu’il faut compter au moins un an entre le travail de conception et le début des travaux, on comprendra que, au cours des prochaines semaines et des prochains mois, l’AFIC-Canada continuera d’insister auprès du gouvernement sur la nécessité de préciser quand et comment il compte injecter la somme de 60 milliards de dollars promise dans le cadre de la phase 2.

Toutefois, le budget a fait état d’un échéancier en ce qui concerne la création de la Banque de l’infrastructure du Canada, annoncée la première fois dans l’Énoncé économique de l’automne. Le gouvernement s’est donné jusqu’à la fin de l’année pour créer cette banque, qui aura pour objectif de soutenir les projets d’infrastructure de grande envergure. Il faut noter que la Banque de l’infrastructure sera également chargée de recueillir des données sur l’état des infrastructures municipales et provinciales, et d’améliorer ainsi nos connaissances en la matière. L’AFIC félicite cette pratique saine, qui permettra de cerner les besoins en infrastructure et de mesurer l’efficacité des initiatives dans ce domaine. Comme la Banque de l’infrastructure, le Fonds national des corridors commerciaux est une initiative annoncée l’automne dernier. Elle est accueillie favorablement par l’AFIC-Canada, car ce type d’initiative stimule l’économie en créant davantage d’emplois, en plus d’aider le Canada à améliorer sa compétitivité par rapport aux États-Unis et au reste du monde. C’est également ce genre d’investissement qui contribue à financer des projets d’infrastructure souple, par exemple des centres communautaires et des logements sociaux, qui sont également nécessaires à l’épanouissement des collectivités. AFIC-Canada espère obtenir davantage de précisions au cours des prochains mois. Dans son budget, le gouvernement a également omis de clarifier la question de la  taxe carbonne. Or, il serait important de le faire pour favoriser la compétitivité du Canada et pour aider les entreprises à prendre des décisions éclairées.

Tout bien considéré, ce budget semble positif pour la majorité des firmes de génie-conseil, mais ces dernières devront se montrer patientes. L’AFIC va toutefois continuer de collaborer avec le gouvernement pour peaufiner les aspects opérationnels du budget et s’assurer que les mesures concernant notre secteur se concrétisent de manière efficace, efficiente et rapide, au bénéfice des membres de l’AFIC, de leurs clients et de l’ensemble de la population canadienne.

Veuillez cliquer ici pour consulter l’analyse du budget faite par l’AFIC-Canada. Vous y trouverez également un résumé des grandes lignes du budget, réalisé à partir des documents qui nous ont été remis par Finances Canada.