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L’AFGC conseille le gouvernement sur la manière de régler les retards en infrastructure

 

Le point sur le travail de représentation de l’AFGC visant à défendre les intérêts du secteur du génie-conseil

Le président et chef de la direction de l’AFGC, John Gamble, a pris la parole devant le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités au sujet des plans d’infrastructure du gouvernement et il a formulé des recommandations en vue d’améliorer leur exécution.

M. Gamble a salué les engagements du gouvernement actuel et précédent envers les infrastructures. Toutefois, il s’est dit préoccupé par le rythme auquel les fonds sont investis, qui est plus lent que prévu, et par les répercussions que cela pourrait avoir sur l’économie canadienne et sur les secteurs qui participent au développement des infrastructures. Il a concédé que de bonnes raisons expliquent ce ralentissement – notamment le rééchelonnement des investissements en fonction des dépenses soumises par les municipalités et les retards dans les négociations bilatérales avec les provinces. Mais il a souligné qu’il est tout aussi important d’investir rapidement et systématiquement dans les infrastructures que de s’engager à long terme. M. Gamble a également signalé que les investissements du plan adopté par le gouvernement – Plan investir dans le Canada - et celui du gouvernement précédent - Plan chantier Canada – sont concentrés de façon très importante à la fin de l’échéancier et que les fonds seront donc dépensés surtout au cours des dernières années des programmes. « Les retards récents, a-t-il dit, même s’ils sont compréhensibles et défendables, repoussent encore plus loin l’échéance de l’investissement en infrastructure. »

Pour régler ces difficultés, l’AFGC a formulé une série de recommandations. Premièrement, elle suggère au gouvernement de rééchelonner l’investissement prévu en vertu du Plan chantier Canada de manière à accélérer le rythme des dépenses et à atténuer les retards de la deuxième phase du Plan investir dans le Canada. Deuxièmement, M. Gamble a proposé de prévenir les interruptions entre les programmes en renégociant la prochaine génération d’investissements avant l’échéance des programmes actuels. Troisièmement, l’AFGC recommande au gouvernement de verser des fonds aux municipalités dotées d’un plan rigoureux de gestion des immobilisations non pas en fonction de chaque projet, mais de leur programme d’investissement.

« De cette manière, il serait possible de faire une seule demande pour réaliser plusieurs projets liés de manière stratégique, a expliqué M. Gamble. Plus important encore, cette approche inciterait les municipalités à mettre au point et à adopter des plans de gestion des immobilisations permettant de guider les décisions stratégiques en matière d’investissement. »

Enfin, M. Gamble a encouragé le Comité à réfléchir à l’incidence du fardeau réglementaire cumulatif, qui retarde les projets et augmente leurs coûts. Il les a invités à suivre de près le projet de loi C-69, car il aura des effets sur de nombreux projets d’infrastructure provinciaux et municipaux. Le projet de loi portant sur l’évaluation des répercussions environnementales reste à être précisé. Toutefois, le risque est grand si le projet de loi et ses règlements ne sont pas clairs et correctement ciblés.

L’AFGC estime que l’infrastructure est une responsabilité essentielle du gouvernement et représente un investissement dans notre qualité de vie. L’une des principales tâches de l’AFGC est de s’adresser au Comité et de lui présenter des recommandations sur la manière dont le gouvernement peut veiller à ce que les investissements en infrastructure soient opportuns et cohérents. Vous pouvez écouter la présentation intégrale de M. Gamble ici. Pour en savoir plus sur le travail de représentation réalisé actuellement par l’AFGC, cliquez ici.